156
REGISTRES DU BUREAU
[i553]
CCLVII. — Lettres escriptes de par la Ville à Monseigneur l'Admiral.
4 mai 1553. (B fol. 139 v°.)
(D
Monseigneur, n Nous avons receu une lettre escripte à Compiegne du 111e jour de ce moys, et nous a semblé bon de vous advertir incontinent que mal aisément nous pourrions pour le present faire aucuns marchés pour le faict de la maçonnerye, par ce que noz taxes et cotisations ne sont pas encore parachevées, en quoy n'y a aucunes faulte ou negligence de nostre part; mais, ainsy que trop mieulx l'entendez, tous com­mencements sont fort difficiles.Nous esperons, ainsy qu'il vous pleust nous promettre à vostre partement
de ceste ville, que vous pourrez estre assez à temps par deçà pour, ayant entendu ce que nous avons faict et ce que nous povons fere, adviser ce qu'il sera bon et expédient fere; et trouverez que nostre œuvre encommencée est merveilleusement, aparamment advancée es lieux et endroictz qui par vous ont esté marquez et désignez ; et pensons que vous en serez bien content et satisfaict.
"Monseigneur, nous prirons nostre Createur qu'il vous donne sa grace et en santé bonne vye et longue.
"Faict à Paris, le 1111ejour de May'2' mil v° lui."
CCLVIII. — Extraict des Registres de l'Hostel de la Ville de Paris,
du 1111e jour de May vc lui.
4 mai i553. (B fol. i4o v°.)
"Sur ce que noble homme, me Gilles de Mo­raynes, conseiller du Roy et tresorier general de ses Finances tant ordinaires que extraordinaires en la charge et recepte generalle de Potiers, a requis certification du Greffier de lad. Ville de Paris, du pris que a vallu le nombre de cent de voyes de boys pour douze quarterons de mosle de busche que le Roy nostredict Seigneur, par ses lettres patentes donnez à Paris le ier jour d'Octobre ai n'3), veult que mess" le Garde des Seaulx et quatre Tresoriers de France ayent et preignent doresnavant par chas­cun an pour leur chauffage à cause desd, estatz, pour les causes contenues esd. lettres, au feur et pris que chascun mosle de busche aura valu et
vauldra cy après par chascun an au port de Greve à Paris, par la certification qui en sera faite et bail­lée par led. Greffier; disant led. de Morangnes estre pourveu par le Roy de sond, estat de Tresorier ge­neral à telz et pareilz gaignes, droictz et privileges que lesd, quatre Tresoriers de France ;
"Et après que moy, Greffier soubzsigné de lad. Ville, me suyz enquis combien led. boys a esté vendu depuis le premier jour de Mars mil v° lu jusques à present, ay trouvé par le rapport à moy sur ce faict que le milier de boys de mosle a valle (sic) ordi­nairement soixante solz tournoys la voye, qui sont troys mosles pour voyes : ce que je certifie estre vrav. »
CCLIX.
Lettres du Rov, dont la teneur ensuyt.
7 mai 1553. (B fol. i4i r°.)
6 mai.
la plus grande diligence que faire se pourroit et sans aucune intermission, à quoy nous nous asseu-rons que vous n'aurez faict faulte ; mais d'autant que noz affaires sont telles qu'elles ne sçauroient endu­rer une si grande longueur, nous avons bien voulu vous faire encores ung mot de recharge pour vous prier que vous ayez, en toute la plus grande dili-
De par le Roy.
«Trés chers et bien amez, nous vous avons ja par plusieurs foys escript que vous eussiez à faire pro­cedder à la cotisation des deniers ordonnez estre prins et levez sur tous et chascuns les habitans, pro­prietaires et locataires de nostre ville de Paris, en
'') Au Registre, cette réponse du Bureau précède la missive de l'Amiral; nous avons rétabli l'ordre chronologique de ces deux documents.
(2) Voir la note finale de la page précédente.
(3> Ces lettres n'ont pas été transcrites au Registre H 1781. — Le présent Volume contient divers documents de nième nature, entre autres l'octroy fait à Babou de La Bourdaizière, le 18 janvier précédent, art. ci-dessus C LV, qui donne les noms des cinq parties pre­nantes désignées ici par leur seule qualité.